Pauvreté et immigration… La position du MR de Verviers…
3 mars 2011
Section locale de Verviers
Conférence de presse du 25 février 2011
L’équipe : Catherine Lejeune, Christian Bougard, Freddy Breuwer, Pierre Moson, Marie-Christine Pironnet, Maxime Degey, Arnaud Schreuer, Andrée Heuse
L’équipe des Réformateurs verviétois tient aujourd’hui à réaffirmer sa cohésion et son positionnement au sein de la politique verviétoise.
Si les évènements de cette semaine ont certes montré des problèmes de concertation et de communication en interne au parti, cela ne peut effacer le travail réalisé par l’équipe durant cette législature bien avancée.
Notre intention est donc de réaffirmer le maintien de nos valeurs libérales au sein de la majorité actuelle et de rassurer sur l’excellent travail fourni par les mandataires MR dans les différentes instances où ils siègent et tout particulièrement celui de nos trois échevins. Ceux-ci fondent en effet leur activité sur les points de notre programme électoral tout en respectant le partenaire et le pacte de majorité.
Si le MR verviétois a connu quelques difficultés, vous constaterez qu’il se ressaisit très vite et que ce matin nous sommes déjà en mesure de vous présenter une équipe tournée non pas vers le passé mais vers l’avenir et prête à faire face aux défis de demain.
En effet, nous sommes bien sur la même longueur d’onde au sein du MR et l’empreinte libérale est bien là au sein du Collège communal.
Le MR est au pouvoir à Verviers, n’en déplaise à certains. C’est le sens de l’engagement en politique de vouloir participer au pouvoir.
Bien sûr, le rapport de force existe, comme à d’autres niveaux de pouvoir.
- Cela ne doit pas empêcher d’accepter des responsabilités.
- Cela a pour effet que chaque semaine, il faut trouver des accords au sein du Collège communal qui permettent à chacun, malgré le rapport de force, d’y retrouver sa marque et ses priorités.
A Verviers, le MR a choisi de s’associer avec le PS autour d’un projet de ville et, ensemble, nous le mettons en œuvre depuis 2006.
Mais il est clair que, tout en se félicitant d’avoir pris de nombreuses décisions, il est certains problèmes ponctuels et plus encore certaines matières où les accords requièrent plus de temps pour être conclus. Il est des questions relatives à nos philosophies de partis qui bien sûr ne permettront pas un consensus entre nous, ce qui ne remet pas en cause le partenariat. Comme il est des problèmes ou des matières dont la nature, voire les tenants et les aboutissants, échappent en grande partie au pouvoir communal et où il serait vain de vouloir les traiter seuls, tant ils relèvent d’abord des autres niveaux de pouvoir, fédéral ou régional.
Il en va ainsi de tout ce qui a trait à la politique d’immigration et d’asile où les villes subissent le contrecoup de l’absence de décisions des autres niveaux de pouvoir et de l’insuffisance des moyens financiers ou autres mis en œuvre.
Cela n’en rend pas moins le sujet sensible et contribue fortement à la perception négative que nos concitoyens peuvent avoir de ladite politique, a fortiori dans une ville qui, à l‘instar des autres grandes villes, est caractérisée par un certain nombre d’indicateurs qui tendent à confirmer une certaine paupérisation. Nous allons y revenir car combattre cette situation est bien le sens de notre action au sein du Collège et avec notre partenaire.
Mais, eu égard à la sensibilité du sujet de la présence d’une forte population étrangère à Verviers, à son importance pour un grand nombre de nos concitoyens, le MR tient à souligner qu’il n’a à recevoir aucune leçon de libéralisme de personne et confirme qu’il agit dans la droite ligne de son manifeste et de son programme sur le plan fédéral.
C’est le Mouvement Réformateur qui le premier a osé mettre sur la table des différentes assemblées parlementaires le débat de l’intégration et de la définition d’un vivre ensemble. C’est le MR qui parle d’interculturalité, et non pas pour des raisons d’ordre sémantique, alors que les autres partis défendent le concept suranné de multiculturalité. Une société interculturelle fait prévaloir l’individu sur ses attaches culturelles, philosophiques ou religieuses, une société où les droits et les devoirs des citoyens ne sont pas fonction de ses affinités ni de ses origines ethniques.
La ligne du MR est particulièrement soucieuse du respect de l’autre pour autant que cet autre, d’où qu’il vienne et quelles que soient ses attaches culturelles, philosophiques ou religieuses, respecte lui-même les valeurs fondamentales qui fondent notre société, et en particulier l’égalité homme-femme, le droit à l’émancipation, le travail, la neutralité de l’Etat, l’effectivité démocratique,…
Les élus et conseillers CPAS MR appliquent cette ligne au jour le jour, et nous en voulons pour preuve les positions suivantes défendues et mises en œuvre grâce au MR à Verviers :
- Le MR est pour un état laïque et prône l’interdiction pour les prestataires de services publics de l’expression de leurs convictions politiques, philosophiques ou religieuses dans l’exercice de leur fonction : grâce à l’action du MR, le personnel engagé est systématiquement informé de l’interdiction qui lui est faite de ce port ostentatoire et ceux qui ne peuvent accepter cette contrainte retirent d’eux même leur candidature.
- Seul le mariage civil crée des droits et des obligations dans le chef des époux : grâce à l’action du MR, dès qu’il y a soupçon d’un mariage litigieux dans lequel il apparait qu’il y a déjà eu mariage religieux avant la cérémonie civile, le mariage est refusé.
- La lutte contre les mariages blancs : grâce au MR, 14% des mariages sont mis à enquête pour suspicion de mariage blanc !
- L’interdiction du port de la burqa et du niqab dans l’espace public : Verviers a été l’une des 1ère commune, en majorité PS-MR, a prendre un règlement pour cette interdiction et à verbaliser celles qui ne respectent pas ce règlement.
- L’interdiction légale du port ostentatoire de signes d’appartenance culturelle, religieuse ou politique dans l’ensemble des établissements scolaires de l’enseignement obligatoire du réseau officiel de la Communauté française et du réseau officiel subventionné : si à Verviers, le MR n’a pas encore exigé une règlement en la matière, c’est parce que les directeurs d’écoles ne sont pas vraiment confrontés au problème pour le moment, mais le MR soutient le combat mené par ses instances régionales pour que la Communauté française légifère en la matière, ce qui permettrait de viser l’ensemble du réseau, et non uniquement le réseau communal ; or il est à noter que la majorité PS-cdH-Ecolo a refusé de mettre le sujet sur la table du Parlement la semaine dernière encore ; le MR reste attentif à la problématique sur Verviers, et prendra ses responsabilités si le problème se présentait dans nos écoles.
Le MR de Verviers, tout comme ses instances régionale et fédérale, ne banalise pas le débat de l’intégration et de la définition du vivre ensemble. Si l’on peut en effet aligner différents chiffres sur l’immigration et les comparer à d’autres villes, la question de l’intégration, elle, ne se chiffre pas. La réalité pluriculturelle de notre société fait émerger des sensibilités nouvelles. Il y a bien un malaise à Verviers, ressenti par une majorité de la population, qu’elle soit belge ou d’origine étrangère, par rapport à cette problématique.
C’est pourquoi le MR réaffirme sa volonté de faire respecter ces valeurs de vivre ensemble, et ne tolère pas qu’elles soient bafouées au nom d’un intégrisme culturel ou religieux. C’est contre cela qu’une Ville doit pouvoir agir, en mettant en œuvre tous les leviers de l’intégration, en veillant notamment à ce qu’ils soient respectés au sein même du secteur associatif.
De plus, à l’instar des grandes villes, Verviers présente une série d’indicateurs tendant à conforter l’insatisfaction de nos concitoyens.
Pour une ville de plus de 55 000 habitants, la plus petite des grandes villes wallonnes, située au cœur d’une région urbaine de 140 000 habitants, chef lieu d’un arrondissement de 275 000 habitants :
- Le taux de chômage est de 24% (22% cluster / 17% Province / 16% Région)
- Les revenus moyens des ménages ont augmentés de 24% de 1997 à 2007, à savoir 20 400 € (contre + 29%, 21 000 € cluster / + 42%, 24 700 Province / + 40%, 24 500 Région)
- L’écart entre le revenu moyen à Verviers et celui des communes voisines est de 25 % !
- Verviers vient en aide à 44 bénéficiaires d’aide sociale pour 1000 habitants contre 14 en moyenne en Wallonie.
Verviers connaît un mauvais ratio actifs/inactifs, un taux de « sans emploi » élevé et une grande précarité. On ne peut nier le phénomène de paupérisation du centre ville, lié notamment à la périurbanisation des ménages principalement vers les communes voisines, et concentrant dans les quartiers centraux la population la plus précarisée, dans un parc de logements ne rencontrant pas le confort minimum.
Mais pour le MR, ce n’est pas une fatalité !!!
Dans toutes les actions liées au logement, à la relance économique, à l’emploi, à l’intégration, à la propreté et à la sécurité,… le MR de Verviers VEUT œuvrer dans le sens d’un rééquilibrage socio-démographique.
Et notamment :
- Le MR croit plus que jamais à la stratégie urbaine de redéploiement de la ville par la relance et la redynamisation de son centre ville, mise en place avec son partenaire de majorité ;
- Le MR a entamé une politique d’assainissement du logement afin de garantir aux citoyens verviétois des conditions d’hébergement conformes à la dignité humaine : cette action relayée également par les services du CPAS permet de lutter contre les marchands de sommeil et autres exploiteurs de misère humaine ;
- Le MR au CPAS veille à ce que l’aide sociale en générale soit dispensée là où elle est nécessaire et retirée dans les cas de fraude ;
- A travers le Schéma de structure communal, le MR a mis en place une ligne de conduite pour maîtriser les divisions disproportionnées de logements, mais aussi les objectifs permettant la rénovation et création de logements de qualité en vue d’attirer la classe moyenne à Verviers, notamment dans le cadre de la mise en œuvre modérée et progressive des ZACC.
Nous mesurons qu’énormément de choses restent à faire. L’héritage et le passif sont lourds et difficiles à gérer.
Le MR, ses échevins et ses conseillers travaillent d’arrache-pied en faveur d’une Ville ACTIVE, SECURISEE et PROPRE ! Une ville où on a envie d’entreprendre, envie de consommer, envie de s’intégrer, voilà les conditions à réunir pour « bien vivre ensemble ».
