Intervention au Conseil provincial du 17 mars 2008
Le 17 mars 2008, j’ai interpellé le Député provincial Paul-Emile Mottard sur la politique touristique de la Province de Liège.
« Quel est le rôle de la Province dans le cadre de la législation relative à la reconnaissance de communes comme centres touristiques ? »
Retrouvez ci-dessus le contenu de mon intervention…
Chers collègues,
Dans le cadre de la prise de connaissance de ce rapport relatif à la politique touristique de notre province, je m’interroge sur le rôle de la province par rapport à la législation relative à la reconnaissance de communes comme centres touristiques.
La politique provinciale en matière de Tourisme, menée par l’intermédiaire de la Fédération du Tourisme de la Province de Liège, consiste en la promotion du tourisme sous toutes ses formes.
Il s’agit notamment de :
- mener des actions et opérations visant à assurer la promotion touristique,
- développer tous les moyens susceptibles d’assurer la meilleure information au public,
- favoriser la création et le développement d’infrastructures,
- organiser ou soutenir toutes manifestations,
- analyser et prospecter les marchés dans le secteur touristique,
- soutenir et coordonner les actions des organismes et sociétés, et plus particulièrement les Maisons du Tourisme, Syndicats d’initiative et Offices du Tourisme,
- contribuer à la protection des paysages, des monuments et des sites.
L’objectif prioritaire du nouveau plan stratégique 2008-2012 vise à augmenter le poids du secteur touristique en province de Liège, en développant une stratégie touristique s’appuyant sur 5 points de chute, correspondant aux principales localités en termes de notoriété touristique (Huy, Liège, Aywaille, Spa, Malmédy), et non plus sur les 11 zones correspondants aux ressorts des Maisons du Tourisme. Et au départ de ces 5 points se développera une politique « coups de cœur », accompagnée de la promotion d’une offre touristique plus secondaire dans chaque zone.
D’un point de vue local, la politique touristique se développe autant à l’échelle des communes (principalement en ce qui concerne les infrastructures), mais également via les Maisons du Tourisme, qui s’occupe plus particulièrement de la promotion touristique. Ces dernières permettent en effet de structurer l’offre sur l’ensemble d’une entité touristique, et de la positionner en fonction d’une identification forte et communicable aux touristes.
Actuellement, les Maisons du Tourisme semblent être les interlocuteurs moteurs du développement touristique provincial, de par le rôle de coordinateur, de fédérateur joué par la Fédération du Tourisme. Je m’interroge d’ailleurs sur l’évolution de cette collaboration, du choix des interlocuteurs dans la politique de demain, développée dans le plan stratégique, à savoir les 5 points de chute.
Mais ce qui amène mon intervention est plus spécifiquement le lien, la concertation entre la province et les communes en politique touristique.
J’ai vu qu’en matière d’équipement touristique, la Fédération du Tourisme de la Province de Liège est légalement et/ou réglementairement appelée à formuler un avis préalable à tout octroi en faveur d’un organisateur local basé en province de Liège, de subside d’équipement touristique émanant tant de la Région wallonne que de la Commission européenne, et remplit également un rôle de conseiller au niveau de la constitution et du suivi des dossiers.
J’aimerais savoir si la Province va plus loin dans le choix des outils touristiques à développer, ou même dans la coordination entre les politiques touristiques de différentes communes ?
De plus, la législation fédérale permet aux communes d’être reconnues centres touristiques, en fonction de différents critères, et notamment :
- donner un inventaire des curiosités ou sites renommés à caractère culturel, historique ou religieux, beauté de la nature,
- démontrer l’existence d’un encadrement pour l’accueil des touristes,
- investir et disposer d’un plan d’investissement visant à promouvoir le tourisme,
- …
Il faut savoir que cette reconnaissance est liée à la possibilité en tant que centre touristique d’autoriser l’ouverture des commerces le dimanche (et donc l’occupation des travailleurs le dimanche).
Comment se situe la Province par rapport à cette possibilité de reconnaissance pour les communes en tant que centres touristiques ? Est-ce que la Province pourrait jouer un rôle de conseiller, voir d’arbitre, dans les critères de reconnaissance des centres touristiques ? Quels sont les impacts de ces reconnaissances sur la politique touristique provinciale, notamment en ce qui concerne le développement des outils touristiques des centres touristiques ?
Je vous remercie de votre attention, et remercie d’avance Monsieur le Député des éléments de réponse qu’il pourra m’apporter.