Victoire de Nicolas Sarkozy
Dimanche 6 mai 2007, 20h, le visage de Nicolas Sarkozy apparaît sur nos écrans de télévision : ça y est, il sera le Président de la République française. Victoire ! Champagne !
Pourquoi cet homme ? Parce que c’est pour moi un rassembleur, qui ose remettre les valeurs importantes de notre société au premier plan de toute politique : l’équité, le respect de l’autre, le droit à la sécurité, la responsabilité, l’ordre, le mérite, le travail,… Son franc-parler lui est souvent reproché, mais n’est-ce pas cela que les citoyens attendent de la politique, des hommes politiques qui osent la franchise et rompent avec la langue de bois ?
Je n’ai pas dit qu’il était parfait, je ne suis pas toujours d’accord avec toutes ses idées (nous ne vivons pas dans le même pays), et oui, il peut faire des déclarations maladroites, ça reste un homme. Mais c’est un homme qui a la carrure pour mener un pays, et le mener suivi des idées libérales auxquelles j’adhère.
J’ai eu l’occasion d’assister à un meeting de Nicolas Sarkozy le 14 janvier 2007 : pendant 1 heure et demie, nous n’avons pas perdu 1 seconde d’attention à ses paroles. Il est évident qu’il y a un aspect que nous ne pouvons qu’envier à nos voisins français, c’est de pouvoir se rassembler autour d’un seul homme, qui doit se battre pour un pays, pour l’ensemble des citoyens français. De ce combat naît le patriotisme, l’identité nationale que, hélas, nous voyons disparaître chez nous, de par notre système fédéral. Mais cela n’empêche que les idées défendues, à l’échelle d’un pays en France, à l’échelle d’une province ou d’une région chez nous, ont la même importance pour notre vie quotidienne.
La République réelle, ce n’est pas la République où tout le monde reçoit la même chose. C’est la République où chacun reçoit selon son mérite ou son handicap.
La République réelle, ce n’est pas la République où il n’y a que des droits et aucun devoir. C’est la République où les devoirs sont la contrepartie des droits. C’est celle où les hommes et les femmes ont les mêmes droits, les mêmes salaires, les mêmes possibilités de carrière, la même considération.
C’est celle où les mères qui veulent travailler peuvent faire garder leurs enfants, où la maternité n’est pas un handicap pour la vie professionnelle.
La République virtuelle, c’est celle qui fait de l’élève l’égal du maître. La République réelle, c’est celle qui veut une école de l’autorité et du respect où l’élève se lève quand le professeur entre. La République virtuelle, c’est celle qui veut donner un diplôme à tout le monde en abaissant le niveau des examens. La République réelle, c’est celle qui veut donner une formation à chacun, celle qui n’a peur ni de l’orientation, ni de la sélection, ni de l’élitisme républicain qui est la condition de la promotion sociale. C’est l’école de l’excellence pas l’école du nivellement et de l’égalitarisme.
La République virtuelle, c’est celle qui pratique l’assistanat généralisé mais qui laisse des gens mourir sur le trottoir. C’est celle qui proclame le droit au logement et qui ne construit pas de logements. C’est celle qui proclame le droit à l’emploi et qui renonce à l’objectif du plein emploi. C’est celle qui proclame que le travail est une valeur mais qui fait tout pour le décourager. C’est celle qui proclame le droit d’aller et de venir mais cherche sans arrêt des excuses aux délinquants qui empoisonnent la vie de tout le monde.
La République réelle, c’est celle qui rend effectifs les droits qu’elle proclame. C’est la République qui crée des emplois, qui construit des logements, qui permet au travailleur de vivre de son travail, qui donne sa chance à l’enfant pauvre.
La République réelle, c’est celle qui donne une obligation de résultat. C’est celle des droits que l’on peut faire valoir devant les tribunaux parce que l’on s’est donné les moyens de les rendre opposables. C’est celle du droit opposable au logement, celle où chacun pourra accéder à la propriété.
Le travail, c’est la liberté, c’est l’égalité des chances, c’est la promotion sociale. Le travail, c’est le respect, c’est la dignité, c’est la citoyenneté réelle. Le travailleur qui voit l’assisté s’en tirer mieux que lui pour boucler ses fins de mois sans rien faire ou le patron qui a conduit son entreprise au bord de la faillite partir avec un parachute en or finit par se dire qu’il n’a aucune raison de se donner autant de mal. Le travail n’est pas assez récompensé, valorisé, respecté. Et c’est pour cela que le pouvoir d’achat est trop faible car les salaires sont trop bas et les charges trop lourdes.
Je veux être celui qui vous garantit que si vous travaillez plus, si vous prenez plus de risque, si vous vous engagez plus, vous gagnerez davantage ».