Pourquoi le MR ?
Le MR véhicule des valeurs qui sont pour moi l’essence même de la vie en société, et notamment:
- la liberté: être libre de choisir un métier, une religion, une école; la liberté de penser, de circuler, de vivre…
- la liberté d’entreprendre: pour qu’une société fonctionne et que ses citoyens puissent vivre, il faut créer de la richesse; ce n’est pas le secteur public qui crée cette richesse, mais le secteur privé, les entreprises, les PME, les indépendants, ce qui permet alors d’organiser une véritable protection sociale
- la tolérance de par le pluralisme des réformateurs: le respect des choix de chacun, des convictions religieuses et philosophiques de chacun, à condition qu’elles respectent les valeurs démocratiques de notre société; des choix qui relèvent de la vie privée et non de la politique
- la responsabilité: nous avons des droits en effet, mais de ceux-ci découlent des devoirs, envers nos concitoyens, envers la société dans laquelle on vit
- la valeur du travail: le travail est un des meilleurs moyens de s’intégrer dans la société; l’enseignement et la formation doivent être tournés vers la vie active, la recherche d’un emploi, la remise à l’emploi; travailleurs salariés, employés, indépendants, tous participent à l’évolution de notre société, tous méritent d’être socialement protégés sur le même pied
- le goût à l’effort et le mérite: nous ne voulons pas d’une société qui préconise le nivellement par le bas en matière d’enseignement, de formation et d’emploi, mais bien une société qui récompense l’effort et qui aide les personnes qui ont plus de difficultés à progresser
- la solidarité: le social fait partie intégrante du libéralisme; il faut un système social de solidarité pour les personnes en besoin, en décrochage, ou malades
- l’égalité des chances: tout le monde doit être égaux face à l’enseignement, la formation, la mise à l’emploi; il n’est pas acceptable que les personnes issues de l’immigration, répondant au profil recherché pour un emploi, subissent des discriminations par rapport à leur origine; égalité également dans l’accès à la solidarité, aux soins de santé,…
Le Mouvement réformateur, avec sa doctrine libérale, c’est pour moi le parti du changement, de l’évolution, de la progression pour TOUS.
Mais qu’est-ce que le libéralisme ?
(extraits de l’introduction du programme du MR pour les élections régionales…)
Partout dans le monde, le moteur de la prospérité et du progrès social, c’est la liberté d’entreprendre. L’histoire a prouvé l’impasse à laquelle mène une planification totale de l’économie par l’Etat. Certaines formations politiques visent à exploiter électoralement les retombées négatives de la crise et à attirer les suffrages en imputant la baisse du pouvoir d’achat au libéralisme. C’est oublier un peu vite que, depuis l’apparition du libéralisme, le pouvoir d’achat, de l’avis unanime des spécialistes, s’est accru dans des proportions considérables.
Face à ces mêmes formations politiques qui imputent la crise au libéralisme, il faut bien leur rappeler la distinction entre le libéralisme et le capitalisme ! Le libéralisme est une doctrine philosophique, politique et économique. Le capitalisme n’est que l’instrument économique qui permet la réalisation de cette doctrine au niveau économique. Le libéralisme se distingue du capitalisme, mais ne s’oppose pas à lui, si du moins, on entend par « capitalisme » un ensemble de pratiques économiques qui sont normées par une éthique d’inspiration libérale.
Il faut donc encadrer le capitalisme, le réguler! Une bonne régulation passe par une saine règlementation. Mais, toute règlementation n’est pas saine. Le libéralisme ne peut survivre sans régulation. Sans l’Etat, le marché ne peut tout simplement pas exister. L’Etat doit jouer un rôle d’arbitre dans le développement économique, en faisant respecter les règles et en évitant les abus de puissance…
La doctrine libérale s’accommode mal des comportements économiques abusifs.
La crise financière résulte non pas du libéralisme, mais d’une mauvaise régulation du marché et d’un capitalisme sauvage, inacceptable.
Et le libéralisme est la solution à la crise: jamais dans l’histoire humaine, une société n’a autant fait preuve de générosité sociale que la société libérale. L’Etat providence est le fruit de la prospérité libérale. La santé, le bien-être , l’éducation, le minimum vital, autant de choses essentielles qui n’existeraient pas et cesseraient rapidemment d’exister sans l’économie libérale car il faut créer de la richesse avant de la redistribuer. En ce sens, le libéralisme est un véritable « acquis social ».
De plus, le libéralisme est une doctrine, pas une idéologie. Cela signifie que, contrairement aux idéologies qui veulent soumettre la réalité à leurs principes, la doctrine libérale construit et réélabore ses principes à partir de l’expérience, de l’évolution de la société.