Mes priorités…
Cet enjeu régional est important car il est grand temps de relever la Wallonie, qui accuse un retard certain notamment d’un point de vue économique et de création d’emplois, par rapport à d’autres Régions d’Europe qui ont pourtant le même passé industriel que nous.
C’est pourquoi, le Mouvement réformateur veut changer le centre de gravité en Wallonie, afin de pouvoir réformer un « système » qui n’a pas fait ses preuves.
« Réinventer la Wallonie« … mais comment ?
La Wallonie doit devenir un réel choix d’implantation pour nos entreprises, le secteur privé étant le seul à pouvoir créer la richesse indispensable au développement d’une société harmonieuse, prospère et socialement solidaire. La phrase de Didier Reynders résume bien cette idée: « on ne peut créer un paradis social sur un désert économique ». Le taux de création de PME/TPE n’est pas assez important en Région wallonne. Il faut stimuler le goût d’entreprendre et soutenir l’implantation de nouvelles entreprises, non seulement à l’installation, mais aussi dans les premières années de fonctionnement, car c’est souvent après près de 5 ans que les difficultés prennent le dessus et que l’on voit, hélas, beaucoup de faillites. Ce soutien d’abord finanicer, passe aussi par une simplification administrative et plus de transparence dans les procédures d’aides, les permis d’urbanisme,…
Le plus gros employeur en Région wallonne, c’est le Forem (1500 personnes ont encore été engagées)! Son budget a doublé sur les 10 dernières années : 1 milliard d’euros, soit 1€ sur 6,4€ du budget wallon y est consacré! Pourtant, ses résultats en termes de remise au travail et de formation sont insatisfaisants! Le Forem doit être réformé en profondeur : il n’est pas normal qu’un demandeur d’emploi ne soit pas accompagné directement et orienté vers une formation qui lui corresponde et lui permette de trouver un emploi ; il n’est pas normal de faire suivre des formations inutiles à un demandeur d’emploi qui pourrait trouver sa vocation dans un métier en pénurie ou une nouvelle filière économique, comme la filière verte.
Il faut aussi de véritables synergies entre emploi, enseignement /formation et entreprise, permettant de préparer les jeunes à la vie active et d’avoir plus d’expertise dans l’apprentissage. Cela passe notamment par une revalorisation des filières technique et professionnelle, qui doivent être sur un pied d’égalité avec la filière traditionnelle en matière d’enseignement: ces filières sont trop considérées comme des filières « de seconde main », alors qu’il s’agit d’un véritable enseignement, de l’apprentissage d’un métier. Il faut encourager les jeunes à s’orienter aussi vers ces filières, à condition de consolider la formation qui y est dispensée, la moderniser et faire en sorte qu’à 18 ans, le jeune en apprentissage soit apte à se lancer dans la vie active.
Et dans les matières dont je m’occupe au niveau communal, il faudrait notamment plus de simplification en urbanisme et aménagement du territoire. Le Ministre, malgré ses coups de pub à la simplification des procédures, a plutôt compliqué la vie des citoyens et des administrations communales (la procédure des infractions urbanistiques notamment est inapplicable !). Le Code a été sans cesse modifié, ce qui est difficile à suivre, mais rien n’a été fait pour simplifier les procédures en matière de revitalisation et redéveloppement des friches industrielles, ou de zones à destiner aux développements de parcs d’activités économiques, ou simplement en matière de timing des procédures de permis d’urbanisme.
La répartition entre deux Ministres différents des politiques de l’environnement et de l’urbanisme n’avait pas de sens car l’environnement doit faire partie intégrante des procédures urbanistiques. Il est difficile ici de s’y retrouver dans l’application du Code de l’environnement, par exemple en matière d’évaluations des incidences pour les permis d’urbanisme. La transposition de la directive sur la participation citoyenne en matière environnementale n’a modifié que les procédures d’enquête publique et consultation citoyenne dans le Code de l’environnement, mais a laissé telles quelles les procédures du Code de l’urbanisme ! Bref, manque de transversalité entre les deux matières, pourtant vraiment liées (à Verviers, la Conseillère en Environnement fait partie du Service Technique de l’urbanisme, permettant une politique de protection de l’environnement, des paysages, du maintien de notre réseau écologique dans tout projet urbanistique). En ce qui concerne la politique des déchets, le coût-vérité doit bien évidemment prévaloir, mais la façon dont le Ministre a transposé ce principe amène à prendre en compte des coûts qui ne devrait pas être répercutés sur le citoyen (procédures et travail administratifs), et ce coût-vérité ne reflète pas les efforts de tri réalisés par les citoyens.
En matière d’énergie, la multiplication des primes amène à la confusion des citoyens. De plus, la politique sur laquelle la priorité aurait du être mise, c’est la performance énergétique des bâtiments, autant d’un point de vue aide financière, que de règlements et procédures urbanistiques, ou de politique de rénovation des bâtiments wallons. Aucune initiative non plus en terme de « bus propres »…
Et encore: favoriser un accès plus rapide au logement, garantir à chacun une place d’accueil pour son enfant à prix abordable, assurer plus de sécurité pour tous, garantir l’autonomie maximale de la personne en situation de handicap, aider les personnes atteintes de maladies chroniques, encourager les seniors actifs, soutenir la création artistique et culturelle, plus de multimodalité dans les transports en maximisant les correspondances au niveau des transports en commun, assurer un service minimum en cas de grève, sécuriser les transports en commun,…
Voilà, quelques priorités qui me tiennent à cœur, mais il est clair qu’il est difficile d’aborder tous les thèmes, donc n’hésitez pas à retrouver l’ensemble du programme du MR sur www.reinventons.be…