Incompréhension…
Oui, vraiment, face aux résultats du scrutin, je suis dans l’incompréhension…
Non pas par rapport à une victoire du parti Écologiste, qui était annoncée et prévisible, l’écologie devenant le centre des préoccupations des citoyens.
Mais plutôt, une incompréhension par rapport au monopole que garde le parti socialiste en Wallonie !
Le MR dénonce depuis quelques années un système principalement socialiste qui est ancré en Wallonie et plombe notre région qui a pourtant bien besoin d’être relancée:
- un enseignement où l’effort et le mérite ne sont plus inculqués,
- le monopole du Forem sur l’emploi et la formation dont les moyens budgétaires et humains ont augmenté exagérément sans que les % de formations utiles et de remise à l’emploi n’augmentent,
- une mauvaise gouvernance qui consiste encore et encore à de la politisation pure et simple, que ce soit au niveau des engagements faits sur base de quotas politiques et non sur la capacité à assurer l’emploi proposé, la création d’institutions, d’asbl en doublons juste pour placer des gens, ou la politisation des crèches, le saupoudrage des subsides,…
- un manque d’éthique, de transparence et de responsabilité dans les marchés publics, l’attribution des logements sociaux, la gestion des deniers publiques,
- …
Et bien entendu en plus de cela, une réelle incapacité du Président du parti socialiste de prendre ses responsabilités par rapport aux personnes qui ont commis des actes illégaux dans son parti! C’est ça qu’on a dénoncé! Des « affaires », ça peut arriver dans n’importe quel parti, mais la responsabilité alors du parti concerné, par rapport aux citoyens et aux autres partis politiques, c’est de faire le ménage. Et ce qu’on a eu comme réponse à cela du parti socialiste, c’est que des « affaires », il y en avait aussi chez les libéraux, mais qu’on ne les dénonçait pas car nous avions ça dans le sang! C’est totalement délirant et insultant; et c’est à cela que notre Président Didier Reynders a répondu, en disant qu’il y avait des personnes infréquentables au parti socialiste. Pas question d’amalgame avec l’ensemble des mandataires du parti, mais bien de viser les auteurs des « affaires » et l’attitude de « laissez-faire » du président.
Voilà ce que nous avons dit pendant cette campagne. Et pour nous, clairement, la relève de la Wallonie doit passer par une changement radical de ce système qui n’a clairement pas montrer de résultats, et donc d’un séjour dans l’opposition du parti socialiste en Région wallonne. On a été franc et clair dans notre politique, c’est ça que l’électeur demande aux politiciens, non ?
Beaucoup évidemment se pose la question de majorité que l’on a avec le parti socialiste dans différents communes. Quid? Il faut vraiment différencier les projets autour desquels une coalition peut se faire, et l’idéologie. Je ne suis pas socialiste, je ne partage pas leur idéologie, mais dans une ville comme Verviers par exemple, nous nous sommes retrouvés et mis d’accord autour d’un projet de ville axé sur la relance commerciale et la revitalisation urbaine. Je pense que c’est cela qui est important, les projets, les objectifs, et clairement, au niveau wallon, le PS et le MR ne partagent pas une ligne de conduite commune pour relancer la Wallonie.
Pour en revenir au scrutin régional, ce qui est vraiment interpellant, c’est la façon dont le parti socialiste s’est défendu dans sa campagne: je l’ai dit, d’abord en disant que la magouille était dans nos gênes au MR, au lieu de prendre ses responsabilités en jetant hors du parti les « parvenus »; ensuite, en profitant de la crédulité de leurs électeurs potentiels en stigmatisant le MR par des idées fausses, mensongères: la crise des banques, c’est à cause des libéraux; si les libéraux sont au pouvoir, il y aura un bain de sang dans la sécurité sociale; les libéraux ne défendent que les indépendants…
C’est inacceptable de tromper les citoyens à ce point, de ne pas oser le parler-vrai sur son propore programme au lieu de lancer des slogans démago et mensongers !
Je suis profondément libérale: une doctrine qui véhicule des valeurs de liberté, de solidarité, d’effort, de mérite, de travail comme facteur d’intégration, de tolérance, d’égalité des chances, d’esprit de responsabilité, du respect des choix et des convictions, du refus du conservatisme; une doctrine qui, dans sa composante économique se traduisant par la liberté d’entreprendre et le capitalisme « régulé et encadré », est à la base d’une société de prospérité et de progrès social. « On ne peut espérer créer un paradis social sur un désert économique ».
Je suis MR, parce que c’est pour moi le seul parti qui ose une autre politique, un politique différente, de franc-parlé, de proximité avec les citoyens, de prise de responsabilités et d’ouverture.
Les électeurs, beaucoup ont été trompés par des discours tronqués je l’ai dit, ne nous ont pas suivi en force. Par contre, un autre parti, partisan selon son programme d’un changement du système wallon également, a progressé dans ce scrutin. Le parti écologiste a en effet la main pour mener les négociations afin de former les futures coalitions en Wallonie et à Bruxelles. La clé du changement est donc entre leurs mains, et nous allons voir dans ce choix si leurs objectifs de changement, de bonne gouvernance, de plus d’éthique en politique, annoncés aux citoyens, étaient bien leurs priorités…
Mais quel sera l’avenir de la Wallonie ?