2010, Année internationale de la Biodiversité: pensez-y et faite un geste pour la nature…

 

 

Les Nations Unies ont déclaré l’année 2010 comme « Année internationale de la Biodiversité », l’année de la sauvegarde de la diversité de la vie sur terre.

 

Dans ce cadre, la Direction générale de l’Agriculture, des Ressources naturelles et de l’Environnement de la Région wallonne a lancé la campagne « Biodiversité52 »[1]. Son objectif est de faire découvrir la biodiversité, ouvrir les yeux du citoyen sur la diversité qu’il côtoie, l’inviter à mieux la regarder, à l’accueillir, et surtout à la protéger. Chaque semaine, un pan de la biodiversité est mis à l’honneur, 52 thèmes de la diversité de la vie sur terre à exploiter pour faire un geste pour la nature, préserver et reconstituer notre réseau écologique.

 

La Ville de Verviers, avec l’équipe du Plan Communal de Développement de la Nature (PCDN), participe à cette campagne et vous invite à nous rejoindre dans nos diverses actions et activités.

 

Différents thèmes seront mis à l’honneur parmi les 52 thèmes de la biodiversité : Zone urbanisée et biodiversité ; Les espèces exotiques envahissantes ; A la rencontre de la biodiversité dans un jardin « où la nature est admise », Fleurs des champs et des prairies ; Guêpes, abeilles et autres fourmis ; Variétés anciennes et races rustiques ; Les rivières ; Vieux vergers, haies et arbres d’alignement ; Arbres et arbustes…

 

La semaine du 25 janvier était consacrée aux Lacs, Etangs et Mares. L’occasion pour le groupe « Eau » du PCDN de marquer le coup sur la restauration des mares, en mettant en avant deux opérations chez des particuliers.

 

Voilà bien des années que le PCDN a conçu ce projet de restaurations des mares, qui s’inscrit dans le cadre de l’amélioration du maillage écologique. L’écosystème « mare » et ses abords sont souvent menacés soit par la volonté de l’homme, qui ignore bien souvent leur intérêt, soit parce qu’aucune gestion n’y est appliquée et qu’elles évoluent alors spontanément vers d’autres milieux. Si nous laissons les mares anciennes lentement disparaître leur nombre total va diminuer et les distances qui les séparent deviennent infranchissables pour les espèces qu’elles abritent. Celles-ci vont se retrouver isolées comme une île au milieu de l’Océan et la colonisation de nouvelles mares deviendra presque impossible, pour la faune et la flore.

 

L’écosystème « mare » est un véritable univers miniature. Chaque habitant y a son rôle : certains petits crustacés (l’aselle) jouent un rôle d’éboueur du fond des mares, des myriades de bactéries et de champignons microscopiques se nourrissent des fragments végétaux, l’escargot aquatique (limnée) préfère les algues, les larves de libellules sont très voraces, certains petits coléoptères (les gyrins) se nourrissent de larves de moustique en tournoyant à la surface de l’eau… Les végétaux ont également une place car, en influençant la nature du fond de la mare, la température, la lumière, l’oxygène…, ils déterminent au sein de la mare des compartiments d’ambiance différente et servent de nourriture à certains petits animaux.

 

Restaurer et gérer une mare revient à agir sur un ou plusieurs éléments qui conditionnent la vie d’une mare. Les interventions ponctuelles consistent parfois à limiter l’extension de certains végétaux qui envahissent la mare et finissent par dominer le milieu aquatique, le rendant moins riche. Il est parfois nécessaire également de clôturer la mare de façon à empêcher l’accès du bétail tout comme il est essentiel de préserver la qualité des eaux qui alimentent la mare.

 

La Ville de Verviers a mis en place une prime à la restauration des mares, qui équivaut à la prise en charge de 50% des travaux de restauration. Mais attention, il ne s’agit pas de créer un plan d’eau ou un petit étang d’agrément, purement esthétique, mais bien de soutenir toute initiative de réhabilitation d’anciennes mares, de fonds humides, digne d’intérêt pour la préservation du maillage écologique. C’est pourquoi, notre Conseillère en Environnement et le groupe « Eau » du PCDN sont là pour vous accompagner dans la démarche et contrôler les critères de règlement sur la restauration des mares.

 

Depuis 1998, le PCDN a recensé une soixantaine de mares ou zones potentielles qui mériteraient d’être restaurées. Une dizaine seulement a pu être restaurée…

 

N’hésitez pas à prendre vos renseignements sur la restauration des mares ou tout autre sujet de la biodiversité, et vous aussi vous lancer dans l’aventure…

 

 

Catherine Lejeune

Echevine de l’Environnement

 

 


[1] Pour plus d’informations, rendez-vous sur www.biodiversité52.be ou contactez la Région wallonne…