Regard sur la campagne… un interview des Jeunes MR dans le Piccolo MR
REGARD SUR LA CAMPAGNE AVEC LES 33 CANDIDATS JEUNES MR !
Elections législatives anticipées oblige, ton PiccoloMR a chamboulé son programme pour donner la parole à des jeunes… Comme d’hab’ tu vas me dire sauf qu’ici, ils sont tous candidats Jeunes MR pour le scrutin du 13 juin prochain !
Rencontre avec : Catherine Lejeune
JEUNES ET POLITIQUE
- La politique, tu y es tombé(e) dedans comment ?
Je suis entrée au Cabinet de Michel Foret en 2002, m’intéressant alors aussi à la politique locale à Verviers. Et puis en 2004, le hasard a fait que j’ai été appelée par Pierre-Yves Jeholet pour remplacer la candidate verviétoise sur la liste régionale… Et voilà, je me suis retrouvée tête de liste en 2006 pour les communales. Parcours un peu plus rapide que prévu en fait, mais je me sens bien dans cette vie politique.
- Entre quatre yeux, c’est facile d’être jeune en politique ?
Certains pourraient dire que c’est un avantage car on nous met en avant comme étant la relance, la nouvelle génération, « place aux jeunes ». Imaginez en plus quant vous êtes une femme… Mais en réalité, il faut sans cesse prouver ses capacités, obtenir de la crédibilité, faire ses preuves… vous savez, cette fameuse phrase des premiers entretiens d’embauche : « le problème est que vous n’avez pas d’expérience », phrase à laquelle on voudrait répondre : « mais laissez-moi commencer à travailler pour que j’en acquière… ».
- Se présenter aux élections, c’est une première pour toi ?
Et non, notre système institutionnel fait que c’est ma 5e élection depuis 2004 !
- Faire confiance aux jeunes en politique, c’est (de plus en plus) rare ?
Je pense que de par l’importance que les mouvements jeunes prennent, cela nous aide à avoir de plus en plus de crédibilité, même si ça reste du boulot.
EN CAMPAGNE (ELECTORALE)
- On le sait, la campagne sera brève et intense. Sur quels thèmes vas-tu faire campagne ? Et pourquoi ? Et de quelle manière ?
D’une manière générale, j’ai envie de faire comprendre que c’est le choix de société qui est en jeu, et que si l’on tient aux valeurs fondamentales de la société, il est temps de se remuer et de voter MR, et non de regarder la société aller dans le sens qu’on ne souhaite pas. La responsabilité, le mérite, la valeur du travail, la solidarité (et non la dérive de l’assistanat), le respect,… toutes ces valeurs semblent disparaître dans notre société. Ensuite, il est clair que l’emploi au sens large est un thème à mettre en avant dans ce climat de crise politique : pouvoir d’achat, diminution des charges sur le travail, statut des indépendants, amélioration de la conciliation vie de famille et vie professionnelle,…. La sécurité et la justice restent aussi des sujets clés pour les citoyens, la lutte contre l’impunité reste une priorité importante. Quant à la manière, je pense que le contact ciblé est le plus important.
- Plusieurs sondages prédisent un taux d’absentéisme important pour ces élections ? La faute à qui ? Et surtout comment faire pour inciter les citoyens — et surtout les jeunes citoyens — à se rendre aux urnes ?
Il est clair que, et notre système institutionnel où l’on mélange un peu toutes les élections, et le climat institutionnel qui règne depuis quelques années, donnant l’impression aux gens que les politiciens ne s’occupent pas des vrais problèmes, accentuent leur ras-le-bol de la politique.
Par des contacts plus ciblés, sans oublier son propre entourage, il est important de leur faire comprendre que leur avis est important, qu’il s’agit de leur avenir, et que le 13 juin sera un tournant important pour notre pays. En effet, on n’échappera pas à une réforme de l’état, ce qui va amener la Wallonie à s’occuper plus de son sort, et je ne pense pas que les orientations prises actuellement par le pouvoir en place sont les meilleures.
- Sur quel adversaire n’as-tu pas envie de tomber nez à nez sur les marchés ?
Des extrémistes et séparatistes, c’est toujours désagréable le dialogue de sourds.
Ou bien des Daerden ou Mathot, et vous comprenez pourquoi….
- L’adversaire politique qui n’en sera pas un lors de cette campagne parce que c’est un ami ?
Je n’ai pas un nom en tête, mais c’est clair que, sur le plan privé, on a toujours des amis dans d’autres partis, qu’il est agréable de rencontrer, même en campagne…
ET APRES ?
- Tu le sais, les prochaines négociations seront institutionnelles ou ne seront pas. Ton secret pour régler BHV ? Ou plus largement, quelle Belgique rêves-tu dans les années à venir ?
Déjà, de garder un état belge, ce qui n’empêche pas d’envisager une réforme de l’état, afin de revoir la répartition des compétences en vue de plus de cohérence et d’efficacité, et tout en gardant une solidarité au niveau national.
- Devant ta glace, ça t’est déjà arrivé de t’imaginer à la Chambre des Représentants/Sénat ? Ton action, elle pourrait se résumer à quoi ?
Pas vraiment encore. Mais si cela devait arriver, j’ai déjà une foule de préoccupations, que je relève au quotidien dans mon action communale, et dont j’aurais envie de m’occuper : sécurité, justice, politique des grandes villes, politique sociale,…. Disons une série de compétences qui hélas nous échappent au niveau local ! Et en tant que juriste, passionnée de droit public, c’est clair que participer aux discussions sur la réforme de l’état m’intéresserait beaucoup.
- Quel(le) est ta phrase et/ou ton slogan de campagne ?
Je n’ai pas vraiment de slogan, mais ce que je dis souvent au niveau local, c’est qu’on a 2 options face à des problèmes de société : soit on ose lancer et mener des projets, prendre des décisions parfois difficiles, trancher, soit on s’assied et on pleure, et rien ne bougera… et je choisis bien évidemment la première option.
- Pour toi, le respect c’est quoi ?
C’est la déclinaison de la responsabilité, être responsable dans et par rapport à la société dans laquelle on vit ; le fait d’assumer ses choix, ses erreurs, de prendre en compte ceux des autres, et ce dans toutes les relations humaines, dans tous les domaines… c’est une valeur fondamentale de notre vivre ensemble !