Conseil Communal du 26 novembre 2007 – Réaction à la proposition de Messieurs Benoît Pitance et Bernard Carton d’un Agenda 21 local pour Verviers
Monsieur Carton, Monsieur Pitance,
Merci pour votre initiative de présentation, très complète, de la notion de développement durable et de l’Agenda 21 local.
Votre fonction, Monsieur Pitance, de conseiller en matière de Développement durable au sein du Cabinet Lutgen est un atout évident pour notre Conseil communal, un bon relai.
La commune a clairement un rôle important à jouer en matière de développement durable, de par sa proximité vis-à-vis des citoyens, et ce dans un cadre bien plus large, qui se développe à différents niveaux de pouvoirs, partant de l’échelon international (principe de subsidiarité).
Le concept de développement durable appelle à la transversalité. De par ses trois composantes, l’Environnement, l’Economie et le Social, il implique une intégration de la politique environnementale dans les autres politiques, et une influence de ces autres politiques dans la politique environnementale. Trois composantes sur un pied d’égalité…
Vous l’avez relevé dans votre présentation, ce concept reprend des objectifs tels que :
- améliorer la qualité et la vie de la population,
- économiser les ressources naturelles,
- renforcer l’attractivité de la ville et de ses environs,
- organiser la participation de tous les acteurs du territoire.
C’est à travers ces objectifs que nous menons déjà, à la Ville de Verviers, des actions en matière de développement durable.
La réflexion durable est en effet présente dans :
- l’élaboration du schéma de structure communal, du règlement communal d’urbanisme (détermination des différentes fonctions de la ville dans une vision à long terme, l’intégration de critères environnementaux dans la réflexion, la détermination du réseau écologique à travers cette planification,…),
- le projet de plan communal de mobilité (dont nous parlions tout à l’heure),
- l’intégration inévitable d’une réflexion environnementale et énergétique dans les dossiers d’urbanisme,
- les primes chauffe-eau solaire à destination des citoyens,
- le projet pilote photovoltaïque dans lequel notre commune est repris,
- la mise en place d’un point info énergie, d’une cellule URE (utilisation rationnelle de l’énergie) au sein de l’administration,
- le lancement d’une sensibilisation en interne à l’utilisation rationnelle de l’énergie et au développement durable (Charte à destination de tous les employés : « Moi, je sauve la planète », mise en place de « relais développement durable » dans chaque service,…),
- projets de campagnes de sensibilisation des citoyens en matière énergétique et de propreté publique,
- …
Mais, en effet, l’outil par excellence du développement durable, l’outil offrant le plus de transversalité, c’est l’Agenda 21 local : il permet de systématiser la démarche propre au développement durable, c’est un outil de planification locale, une démarche d’amélioration continue, un document de référence, et ce pour le long terme.
La mise en place d’un tel outil appelle à beaucoup de contraintes, de freins, et notamment :
- la méconnaissance de cette notion de développement durable (besoin d’un temps d’adaptation pour les différents services, d’information et d’explication pour les citoyens,…),
- la difficulté de la transversalité entre les services communaux pour l’élaboration d’un tel outil,
- le manque de moyens humains et financiers, d’expertise,
- …
Maintenant, face à une réflexion sur la mise en place cet outil, je suis rassurée sur deux points :
- nous avons déjà mené des réflexions, nous avons déjà des outils à intégrer tels quels dans le projet d’Agenda 21,
- nous pourrons bénéficier de votre aide, Monsieur Pitance, comme relai point de vue procédure, subsides, recours à des experts,… J’entends en effet que nous pourrions bénéficier de subsides, qu’en est-il ?
Je proposerais un accord de principe sur l’adoption d’une Agenda 21 pour Verviers, laissant à notre appréciation le timing, afin que nous puissions disposer d’informations complémentaires, notamment sur les procédures, l’organisation pratique, et l’impact financier.
Catherine Lejeune
Echevine de l’Urbanisme, de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement.