Archive pour la catégorie ‘Elections législatives 2010’

Dernière ligne droite pour le 13 juin… pourquoi aller voter ?

Jeudi 10 juin 2010

Le scrutin fédéral du 13 juin s’annonce dans un climat de crise sociale, économique et institutionnelle. Les citoyens manifestent leur « ras-le-bol » et l’envie de boycotter les élections est bien présente dans les esprits.

Pourtant, l’enjeu de ces élections est réel. Il s’agit de faire un choix de société, de prendre ses responsabilités par rapport à une crise à durée indéterminée et de travailler autrement pour sortir d’un système qui ne correspond plus aux réalités de la société d’aujourd’hui.

Ce sont les valeurs fondamentales de notre société qu’il faut oser remettre en avant : la valeur du travail, comme facteur d’intégration et d’émancipation, la prise de responsabilités, la garantie de la sécurité, l’efficacité de la justice contre l’impunité, le respect, le mérite…

C’est maintenant qu’il faut opérer un tournant dans la gestion du pays.

Si l’on veut garantir une protection sociale pour chacun et une pension décente pour chaque travailleur, il faut notamment miser sur :

  • L’assainissement durable des finances publiques, tout en soutenant la croissance ;
  • L’augmentation du taux d’emploi, qui ne peut se faire sans les indépendants, les PME et les entreprises ;
  • L’encouragement de la créativité et de l’esprit d’entreprendre ;
  • La formation de qualité et adaptée dans un objectif de mise à l’emploi ;
  • Le maintien d’une solidarité sociale, sans tomber dans l’assistanat et la dépendance.

L’enjeu du 13 juin, c’est celui de la responsabilité et du respect.

C’est pourquoi, je vous demande de soutenir ma candidature et les listes du MR à la Chambre et au Sénat dimanche prochain. 

D’avance, je vous remercie pour votre confiance.

Catherine

Tous ensemble pour le 13 juin…

Lundi 7 juin 2010

Toute l’équipe du MR de Verviers vous invite à donner de la voix… cliquez ici…

Regard sur la campagne… un interview des Jeunes MR dans le Piccolo MR

Mercredi 2 juin 2010

 

REGARD SUR LA CAMPAGNE AVEC LES  33 CANDIDATS JEUNES MR !

 Elections législatives anticipées oblige, ton PiccoloMR a chamboulé son programme pour donner la parole à des jeunes… Comme d’hab’ tu vas me dire sauf qu’ici, ils sont tous candidats Jeunes MR pour le scrutin du 13 juin prochain !

 Rencontre avec : Catherine Lejeune

 JEUNES ET POLITIQUE

  • La politique, tu y es tombé(e) dedans comment ?

Je suis entrée au Cabinet de Michel Foret en 2002, m’intéressant alors aussi à la politique locale à Verviers. Et puis en 2004, le hasard a fait que j’ai été appelée par Pierre-Yves Jeholet pour remplacer la candidate verviétoise sur la liste régionale… Et voilà, je me suis retrouvée tête de liste en 2006 pour les communales. Parcours un peu plus rapide que prévu en fait, mais je me sens bien dans cette vie politique.

  • Entre quatre yeux, c’est facile d’être jeune en politique ?

Certains pourraient dire que c’est un avantage car on nous met en avant comme étant la relance, la nouvelle génération, « place aux jeunes ». Imaginez en plus quant vous êtes une femme… Mais en réalité,  il faut sans cesse prouver ses capacités, obtenir de la crédibilité, faire ses preuves… vous savez, cette fameuse phrase des premiers entretiens d’embauche : « le problème est que vous n’avez pas d’expérience », phrase à laquelle on voudrait répondre : « mais laissez-moi commencer à travailler pour que j’en acquière… ».

  • Se présenter aux élections, c’est une première pour toi ?

Et non, notre système institutionnel fait que c’est ma 5e élection depuis 2004 !

  • Faire confiance aux jeunes en politique, c’est (de plus en plus) rare ?

Je pense que de par l’importance que les mouvements jeunes prennent, cela nous aide à avoir de plus en plus de crédibilité, même si ça reste du boulot.

EN CAMPAGNE (ELECTORALE)

  • On le sait, la campagne sera brève et intense. Sur quels thèmes vas-tu faire campagne ? Et pourquoi ? Et de quelle manière ?

D’une manière générale, j’ai envie de faire comprendre que c’est le choix de société qui est en jeu, et que si l’on tient aux valeurs fondamentales de la société, il est temps de se remuer et de voter MR, et non de regarder la société aller dans le sens qu’on ne souhaite pas. La responsabilité, le mérite, la valeur du travail, la solidarité (et non la dérive de l’assistanat), le respect,… toutes ces valeurs semblent disparaître dans notre société. Ensuite, il est clair que l’emploi au sens large est un thème à mettre en avant dans ce climat de crise politique : pouvoir d’achat, diminution des charges sur le travail, statut des indépendants, amélioration de la conciliation vie de famille et vie professionnelle,…. La sécurité et la justice restent aussi des sujets clés pour les citoyens,  la lutte contre l’impunité reste une priorité importante. Quant à la manière, je pense que le contact ciblé est le plus important.

  • Plusieurs sondages prédisent un taux d’absentéisme important pour ces élections ? La faute à qui ? Et surtout comment faire pour inciter les citoyens — et surtout les jeunes citoyens — à se rendre aux urnes ?

Il est clair que, et notre système institutionnel où l’on mélange un peu toutes les élections, et le climat institutionnel qui règne depuis quelques années, donnant l’impression aux gens que les politiciens ne s’occupent pas des vrais problèmes, accentuent leur ras-le-bol de la politique.

Par des contacts plus ciblés, sans oublier son propre entourage, il est important de leur faire comprendre que leur avis est important, qu’il s’agit de leur avenir, et que le 13 juin sera un tournant important pour notre pays. En effet, on n’échappera pas à une réforme de l’état, ce qui va amener la Wallonie à s’occuper plus de son sort, et je ne pense pas que les orientations prises actuellement par le pouvoir en place sont les meilleures.

  • Sur quel adversaire n’as-tu pas envie de tomber nez à nez sur les marchés ?

Des extrémistes et séparatistes, c’est toujours désagréable le dialogue de sourds.

Ou bien des Daerden ou Mathot, et vous comprenez pourquoi….

  • L’adversaire politique qui n’en sera pas un lors de cette campagne parce que c’est un ami ?

Je n’ai pas un nom en tête, mais c’est clair que, sur le plan privé, on a toujours des amis dans d’autres partis, qu’il est agréable de rencontrer, même en campagne…

 

 

ET APRES ?

  • Tu le sais, les prochaines négociations seront institutionnelles ou ne seront pas. Ton secret pour régler BHV ? Ou plus largement, quelle Belgique rêves-tu dans les années à venir ?

Déjà, de garder un état belge, ce qui n’empêche pas d’envisager une réforme de l’état, afin de revoir la répartition des compétences en vue de plus de cohérence et d’efficacité, et tout en gardant une solidarité au niveau national.

  • Devant ta glace, ça t’est déjà arrivé de t’imaginer à la Chambre des Représentants/Sénat ? Ton action, elle pourrait se résumer à quoi ?

Pas vraiment encore. Mais si cela devait arriver, j’ai déjà une foule de préoccupations, que je relève au quotidien dans mon action communale, et dont j’aurais envie de m’occuper : sécurité, justice, politique des grandes villes, politique sociale,…. Disons une série de compétences qui hélas nous échappent au niveau local ! Et en tant que juriste, passionnée de droit public, c’est clair que participer aux discussions sur la réforme de l’état m’intéresserait beaucoup.

  •  Quel(le) est ta phrase et/ou ton slogan de campagne ?

Je n’ai pas vraiment de slogan, mais ce que je dis souvent au niveau local, c’est qu’on a 2 options face à des problèmes de société : soit on ose lancer et mener des projets, prendre des décisions parfois difficiles, trancher, soit on s’assied et on pleure, et rien ne bougera… et je choisis bien évidemment la première option.

  • Pour toi, le respect c’est quoi ?

C’est la déclinaison de la responsabilité, être responsable dans et par rapport à la société dans laquelle on vit ; le fait d’assumer ses choix, ses erreurs, de prendre en compte ceux des autres, et ce dans toutes les relations humaines, dans tous les domaines… c’est une valeur fondamentale de notre vivre ensemble !

Interview pour le site Best of Verviers

Mercredi 2 juin 2010

 

1. Et les priorités, celles qui intéressent les citoyens ?

« Les francophones sont lancés dans un pitoyable sauve-qui-peut Les partis francophones cherchent à gagner le leadership au sud du pays. Et s’échangent d’acides et violents propos. …Enfermés dans un cénacle étroit de plus en plus isolé des citoyens, nos élus perdent de vue notre réalité. Les électeurs ne demandent pas de miracle, mais bien des programmes clairs qui corrigent les dérapages du passé et donnent envie de repartir. Un souffle nouveau. Chômage, retraites, faillites, crise, sécurité sociale, les craintes sont nombreuses. Et les attentes de solutions, tangibles. »  se demande Christine Laurent, Rédactrice en chef du Vif dans son éditorial de ce 6 mai 2010

Chômage, retraites, faillites, crise, sécurité sociale,…quelles sont vos trois priorités à ce niveau ?

Il est clair que l’on n’échappera pas au débat communautaire et à une réforme de l’Etat, mais ce qu’il faut bien comprendre, c’est qu’à travers cela, ce sont des matières comme l’emploi et la sécurité sociale qui sont aussi mises sur la table, et pour lesquelles il faudra préserver une solidarité entre les citoyens de notre pays.

Les priorités doivent clairement être mises sur la sortie de crise pour les citoyens :

-       valoriser l’emploi, véritable facteur d’intégration et d’émancipation dans la société,

-       augmenter le pouvoir d’achat,

-       garantir à chacun une pension décente

Création d’emploi et accessibilité à l’emploi

Si l’on veut garantir une bonne protection sociale à tout un chacun et une pension décente pour chaque travailleur, sans augmenter l’impôt, il faut augmenter notre taux d’emploi. L’emploi ne peut se créer sans les entreprises, les PME, les indépendants. Créer de l’emploi public, cela équivaut au serpent qui se mord la queue !

                Il faut donc réduire les charges sociales et fiscales qui pèsent sur le travail tout en garantissant un financement de notre système de protection sociale et ce, pour l’ensemble des travailleurs.

                Il faut instituer un dispositif « zéro charges patronales » pour l’engagement des trois premiers travailleurs pour les petites entreprises.

Les différents plans d’embauche doivent être simplifiés, car un chat n’y retrouverait plus ses jeunes, en les recyclant dans une réduction générale de cotisations sociales patronales où l’ensemble des travailleurs et particulièrement les bas salaires seraient bénéficiaires. Et il faut supprimer la condition des délais de chômage minimaux pour bénéficier d’aides à l’emploi. La formation doit aussi être ciblée sur les métiers en pénurie de mains d’œuvres, orientée sur la demande d’emplois.

Pouvoir d’achat

Pour remettre en avant la valeur travail, il faut creuser l’écart entre les revenus du travail et les revenus du chômage par une augmentation du salaire-poche. Nous voulons diminuer encore les charges sur le travail pour augmenter le pouvoir d’achat des citoyens, et ce par une nouvelle diminution de l’impôt des personnes physiques, qui récompensera le travail. On paye encore trop vite trop d’impôts en Belgique. Nous voulons réduire l’impôt (jusqu’à 25%) sur les bas et les moyens revenus. Les frais liés à l’activité professionnelle doivent aussi être diminués (frais de transports, frais de gardes d’enfants à diminuer en augmentant la déductibilité fiscale,…).

Il est important aussi de valoriser l’apport des jeunes travailleurs, il faut d’avantage d’emplois pour les jeunes, mais surtout de meilleurs emplois avec de meilleures conditions salariales.

Sans oublier l’amélioration du statut social des indépendants, pour lequel il faut encore rattraper l’écart qui existe toujours avec les salariés. Un travailleur = un travailleur !

Garantir à chacun une pension décente

Il faut continuer (nous avons déjà réalisé le décumul des pensions pour baisser les impôts et le rattrapage des pensions minimales des indépendants) à améliorer la vie de tous les retraités, en augmentant les pensions les plus anciennes et les plus basses, et mieux tenir compte du travail effectué au cours de la carrière dans le calcul de la pension. De plus, il est important de supprimer les limites qui empêchent celles et ceux qui le souhaitent de travailler au-delà de l’âge de la retraite.

A côté de tout cela, il est évident que suite à la crise financière que nous avons subie, il faut modifier les modes de fonctionnement des institutions financières. De plus, afin d’éviter toute faillite de l’état qui pourrait porter préjudice à la couverture sociale (Grèce), il faut continuer à assainir durablement les finances publiques en assurant la pérennité de notre système de sécurité sociale, tout en soutenant la croissance.

 

2. La N-VA, se profilent comme la seule certitude de sortie des urnes flamandes.

 « …Le sort de la Belgique et la façon dont elle sera triturée, découpée, dépecée sont d’autant plus assurés comme plat de résistance postélectoral qu’en ce moment, Bart de Wever et son parti nationaliste, la N-VA, se profilent comme la seule certitude de sortie des urnes flamandes.

Le socialiste flamand Johan Vande Lanotte affirme que le leader nationaliste se révélerait être un interlocuteur jouable autour d’une table de négociation, à la manière d’un Hugo Schiltz à la grande époque de la Volksunie.

Pas sûr que les partis francophones aient envie de vérifier la pertinence de cette thèse…. » par Béatrice Delvaux, Rédactrice en chef du Soir le 30 avril 2010

Les propos de De Wever sont clairs : « Continuons-nous de prendre le fédéralisme de coopération comme excuse pour ne rien faire, ou osons-nous enfin aborder sur le fond les problèmes de ce pays »

Votre sentiment ?

Mon sentiment est que de négocier avec la N-VA serait très clairement la situation la plus difficile, car leur volonté de scission de la Belgique, et donc de toute solidarité entre le nord et le sud du pays, est très forte.

Depuis 2007, le MR a toujours adopté une position de fermeté par rapport aux revendications qui menacent l’avenir du pays. Il est en effet capital de faire en sorte que l’on respecte la dignité des francophones dans les débats institutionnels. L’objectif pour les francophones autour de la table sera d’accepter de négocier en créant des conditions de négociation sans tabous, avec une volonté d’aboutir à des solutions qui apportent plus de droits, plus de prospérité pour chacun. Comme je l’ai dit plus haut, dernière le débat institutionnel, c’est l’avenir et les droits du citoyens qui sont sur la table, et c’est l’égalité de traitement, la solidarité qui doivent primer dans le débat institutionnel. Il ne peut pas y avoir de différence entre les citoyens, qu’ils soient francophones, germanophones, flamands ou bruxellois. Et il est clair que cet objectif doit aussi être celui des flamands pour avoir de bonnes conditions de négociation.

 

3. Belgique a-t-elle encore un sens ?

Vu de France :

- « Le Parlement belge a prononcé, jeudi 6 mai, sa dissolution, ouvrant la voie à des élections à haut risque le 13 juin, à l’issue desquelles Flamands et francophones devront renégocier les termes de leur cohabitation sans laquelle le pays pourrait éclater. » LE MONDE.FR ce 06.05.10

-  « Vu la radicalisation de la Flandre, il (le roi) sait que le résultat du scrutin accouchera d’un pays encore plus ingouvernable, néerlandophones et francophones ayant manifestement décidé de ne plus rien négocier. » Libération 30 avril 2010

Vu de Belgique :

- Le Soir se demande si la Belgique a « encore un sens ».

Et pour vous la  Belgique a-t-elle encore un sens ?

Oui, bien sûr, nous avons notre histoire, nos cultures, qui doivent rester la richesse de notre « vivre ensemble ». La réforme de l’état ne doit pas remettre tout cela en cause, mais il faut l’aborder dans une optique de modernisation des structures de l’état, de ses institutions, dans un objectif d’efficacité et de plus de cohérence dans la répartition des compétences. Concrètement, avant de demander un transfert de compétences ou de moyens, la question qui doit être posée est celle de savoir si une régionalisation ou une refédéralisation apporteraient plus de droits, plus de possibilités aux citoyens, plus d’efficacité aux politiques menées. De plus, réfléchir l’évolution de l’Etat belge impose également de penser à l’avenir institutionnel des francophones, ce qui impose, plus que jamais, aux francophones de mettre en œuvre un projet commun fondé sur la densité des liens économiques, sociaux et culturels qui les unissent, au sein d’une fédération Wallonie-Bruxelles.

 

4. Courage, créativité, imagination ?

« Un remodelage inévitable pour un pays aux multiples lignes de fracture et qui va demander de l’imagination, de la créativité… et beaucoup de courage! » par de Christine Laurent, Rédactrice en chef du Vif dans son éditorial de ce 6 mai 2010

Par quels actes concrets donneriez-vous du sens au mot courage ?

Le courage d’aborder la réforme de l’état dans une optique de « vivre ensemble », et à travers cela de prendre notre avenir en main. Les premiers mots qui me viennent à l’esprit en lisant « courage, créativité, imagination », c’est la valorisation du travail, la valorisation de l’esprit d’initiative, le courage de mettre en place des meilleures conditions pour créer de l’emploi et pour l’accessibilité à l’emploi, en simplifiant les démarches administratives des demandeurs d’emploi et des créateurs d’emploi (indépendants, PME, entreprises), en améliorant la formation des demandeurs d’emploi qui doit être ciblée sur la remise à l’emploi, en diminuant les charges sur le travail pour stimuler la création d’emploi,… Avoir le courage de pousser les citoyens vers l’intégration et l’émancipation, tout en garantissant une véritable solidarité avec ceux qui ne sont pas capables de revenir sur le chemin du travail, avec ceux qui décrochent, avec ceux qui sont malades,… et non de choisir la facilité en enfermant les citoyens dans une dépendance, dans un assistanat pur et simple.

 

Soutenez ma candidature et l’ensemble de la liste MR à la Chambre, menée par Didier Reynders pour la Province de Liège…

Dimanche 23 mai 2010